La fin du royaume d’Israël

                    Sargon II et un haut dignitaire.
                    Bas-relief du palais de Dur-Sharrukin



Samarie tombe entre les mains du roi d'Assyrie Sargon II
C'est la fin du royaume d'Israël.
Déportation d'une partie importante de la population.


La fin du royaume d’Israël

Une destruction annoncée


En -722, Samarie capitale du Royaume d’Israël (nord) est prise par les assyriens.
C’est la fin d’une importante entité politique et le début de l’exil des dix tribus

Un Israël divisé

Depuis la mort de Salomon, la terre d’Israël est divisée en deux royaumes distincts, Israël au nord avec Samarie pour capitale, Juda au sud avec Jérusalem pour capitale. Les deux royaumes sont en désaccord aussi bien sur le plan politique que sur le plan religieux. Cependant, ils se veulent tous les deux les héritiers de l’histoire d’Israël et leurs sorts sont liés.

La chute de Samarie

L’an -722 voit la fin du royaume d’Israël, indépendant depuis plus de deux siècles.
Assiégée par les Assyriens, Samarie, la capitale du royaume israélite du nord, résiste trois années durant avant de tomber aux mains de l’envahisseur, qui en fait une province de son empire.
La conquête de Samarie et la déportation de ses habitants se trouvent être parmi les rares événements de l’histoire d’Israël à l’époque du Premier Temple qui soient relatés ailleurs que dans la Bible – en l’occurrence dans des sources assyriennes.

L’expansion assyrienne

La politique assyrienne d’expansion dans la partie  occidentale du Croissant fertile génère des guerres perpétuelles contre les Etats de la région, Syrie et Palestine du nord. Or, le royaume d’Israël joue dans ces conflits un rôle de premier plan.
Sous Téglat-Phalasar III (-745/ -727), le premier souverain assyrien qui réussit à agrandir son empire à l’ouest de façon significative, la situation évolue brusquement. En -738, au terme de sa première campagne de conquêtes, il brise enfin la résistance du royaume d’Israël.
Pekah fils de Remalia, usurpateur du trône de Samarie en -735, tente de secouer le joug : il conclut une alliance anti-assyrienne avec Retsin roi d’Aram Damas, à laquelle il veut intégrer de force Achaz, roi de Juda. Mais Achaz refuse. Les deux compères, que le prophète Isaïe traite avec mépris de "deux bouts de tisons fumeux" (7 :4), ne  font pas le poids devant Téglat-Phalasar, qui occupe le royaume araméen et en fait une province assyrienne (-734/-733), puis s’empare d’une bonne partie du nord du royaume d’Israël, dont il déporte la population en Assyrie.

Désintégration sociale d’Israël

Plus long mais tout aussi inexorable est le processus de liquidation de la population du royaume :une partie des habitants est déportée dès l’époque  de Pekah, une autre après la chute de Samarie. Une autre enfin, restée sur place, se mélange aux éléments allogènes et perd son identité nationale. Ces habitant constituent dès lors le noyau d’un peuple nouveau, les Samaritains. C’est la conséquence directe de la politique assyrienne de destruction des entités nationales au moyen de transferts massifs de populations et d’assimilation des exilés au sein des peuples autochtones.

Histoire universelle des Juifs (Hachette) akadem

Les Samaritains sur jewisheritage

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